Origines, les récits du monde

Résumé

Nous partageons tous, sur la planète, les mêmes interrogations sur l’origine du monde et notre place en celui-ci. De nombreux récits, issus des sociétés inuit, aborigène, chinoise et du monde indianisé délivrent des interprétations des débuts de l’Univers, de la vie ou de l’humanité. En parallèle, la science n’a de cesse de s’y intéresser. L’exposition invite à remonter le temps jusqu’au Big Bang, au fil d’un parcours qui propose deux approches d’explication du monde : l’une illustrée par des collections de sciences naturelles et de sciences et techniques, et l’autre illustrée par des collections ethnographiques et contemporaines.

Quelques clés de l’exposition

Le parcours scénographique a été conçu pour permettre une réflexion graduelle depuis l'origine du vivant jusqu’à l'origine de l'univers, depuis l'apparition des hominidés à celle des dinosaures pour aboutir au commencement de tout : le Big Bang.

Les hominidées. Trois hominidées ont été reconstituées pour Confluences par Elisabeth Daynes, sculptrice et plasticienne, aux côtés d’un anthropologue médico-légal, à partir de leurs restes osseux fossiles. Ces trois femmes sont les représentantes de trois lignées humaines qui coexistaient, il y a 25 000 ans : néanderthalienne, sapiens et florès. En début et fin d’exposition, elles nous questionnent sur notre place dans cette histoire de quatorze milliards d’années.

En regard des hominidées et des grands singes, le parcours débute avec l'évocation du récit inuit de Sedna. Comme un fil rouge, la mise en perspective de notre genèse, par l’apport croisé des sciences exactes et des sciences humaines, se poursuit tout au long du parcours, liant les découvertes archéologiques et les créations de la main de l’homme, l’apport de la science et la manière dont l’humain a, en fonction de sa culture, envisagé l’origine du vivant et du monde.

Sedna. Figure mythique à l’origine du peuple inuit, la déesse Sedna, tombée d’une barque, est sacrifiée par son père qui pour sauver sa propre vie lui tranche les doigts. De ses phalanges sectionnées naissent les mammifères marins.

Le Camarasaurus. Apparu il y a 155 millions d’années, ce dinosaure habitué des plaines du Wyoming est l’un des plus grands herbivores qui ait peuplé la terre. Haut de 4,5 mètres, son squelette fossilisé est complet à 80 %, ce qui en fait un spécimen rare et unique dans les musées d’Europe. Il témoigne, aux côtés des ptérosaures, de l’adaptation des espèces.

L'aile de l'évolution constitue une parenthèse au sein du parcours de déambulation. Dédiée aux paramètres externes qui ont affecté l'évolution du vivant, elle renvoie plus que jamais aux questions d'actualité, à l'heure où le changement climatique modifie notre environnement et impose au vivant de s'y adapter. A l'instar des autres espaces d'exposition, sa muséographie a été conçue pour que chaque visiteur s'approprie le parcours en fonction de son vécu et de ses attentes face à la visite. Entre un enfant et un paléontologue, l'expérience de visite est nécessairement différente ! Mais chacun trouve matière à nourrir une réflexion personnelle pouvant aller jusqu'à cinq niveaux de lecture possibles, du plus accessible au plus pointu.

Mammouth de Choulans. Retrouvé en 1859 Montée de Choulans à Lyon, et vif encore dans les souvenirs des visiteurs de l’ancien muséum d'histoire naturelle de Lyon, ce mammouth vivait alors dans les glaciers alpins qui recouvraient la région. Les ammonites sont présentées à ses côtés : disparues lors des extinctions massives il y a 65 millions d’années, ces espèces témoignent du rôle des changements climatiques et des événements exceptionnels dans l’évolution de la vie.

La traversée dans le récit de nos origines se poursuit avec les éléments minéraux et aquatiques qui portent en eux les premières traces de la vie sur Terre et de la formation de l'univers.

Fer rubané. Pour que la respiration apparaisse dans l’histoire du vivant, il a fallu que des bactéries inventent la photosynthèse et libèrent de l’oxygène. Dans les premiers temps, celui-ci sera piégé au fond des océans sous forme d’oxydes de fer, comme en témoigne cette roche de 2,1 milliards d’années.

La Goutte d’eau. Cette installation immersive symbolise à mi-parcours l’apparition de l’eau, condition essentielle à l’apparition de la vie. Les murs perlent et scintillent au son d’une eau profonde, primitive.

En fin de parcours, des instruments scientifiques toujours plus perfectionnés (quart de cercle, lunette méridienne, etc.) font face au panthéon chinois traditionnel. Ils rappellent la nécessité pour l'homme de mieux appréhender l'univers qui l'entoure et de tenter d'expliquer, en croisant les approches, les rouages de la création.

Maquette de Spoutnik 2. En mesurant le temps et l’espace, l’Homme découvre un univers plus vaste et plus complexe : les évolutions de nos représentations scientifiques participent aussi à celles de notre société. Le parcours nous amène à retrouver les outils d’observation des astres, avec par exemple l'astrolabe, ou encore Spoutnik 2, premier engin à transporter un être vivant hors de notre atmosphère, la chienne Laïka.

Panthéon chinois. La formation de la Terre est présentée en regard des divinités qui participent aux récits des origines en Inde, en Australie, en Asie… Ainsi le majestueux panthéon chinois parmi lesquelles 30 divinités, issues de la collection de Johannes Jacobus Maria de Groot, représentent l’organisation du monde divin : une bureaucratie céleste composée de ministres, de gouverneurs et d’officiers.

Big Bang. Au cœur de l’exposition, l’installation son et lumière irradie l’espace de sa lumière et de son chant originel. L’ensemble des audiovisuels du parcours a été conçu pour compléter ou expliciter le discours, au service des récits et de la valorisation des collections, tels des contenus augmentés.

Scénographie

Surface : 831 m²

Principes généraux : l’exposition se divise en deux parties (Origine du vivant, Origine de l’univers) et propose un double parcours : scientifique et mythique. Le parcours scientifique commence avec l’apparition des différentes humanités et progresse dans le temps à rebours pour finalement atteindre un point d’origine encore aujourd’hui insaisissable. Le parcours mythique propose différents focus en fonction des sociétés représentées dans les collections du musée. Les plateaux horizontaux accueillent les collections de sciences naturelles liées au discours sur l’origine scientifique de la vie et de l’univers. Des grandes cimaises verticales aux parois incurvées présentent les oeuvres illustrant les origines mythiques du vivant et de l’univers. Chaque épisode de l’évolution est accompagné d’un audiovisuel qui vient compléter ou expliciter le discours sous la forme de d’animations et d’interviews… Les écrans prennent un format paysage pour le parcours scientifique et un format portrait pour le parcours symbolique. L’animation permet une bonne complémentarité du texte, une approche plus ludique permettant de capter l’attention d’un public plus jeune ou peu enclin à la lecture. Le parcours est ponctué de deux dispositifs audiovisuels complexes : une projection sur un écran globe pour expliquer la formation de la terre et une salle de cinéma 3D pour s’immerger dans l’histoire de l’apparition de l’univers.

Equipe projet du musée : Christian Sermet (chargé de projet), Carole Millon (chargée de production), David Besson (collections).

Scénographes : agence Klapisch-Claisse, assistée d’Etienne Le François et Emmanuelle Garcia, Edeux, Paris. Marianne Klapisch et Mitia Claisse conçoivent des scénographies qui révèlent des messages, des sensations et des émotions. Par leur travail, ils aiment raconter des histoires qui marquent les esprits. Rendre vivante une thématique, magnifier une collection et transmettre un savoir sont les trois objectifs fondamentaux qui guident leur démarche.

Conception muséographique

  • Muséographie : Le troisième Pôle, Géraldine Gauvin
  • Graphisme : Eléonore Hérissé, Paris
  • Audiovisuel : Michel Fougère, Proxima del Centaure, Paris
  • Multimédia : Patrice Masson, La Forme interactive
  • Concepteur lumière : Gérald Karlikow, Paris

Réalisation scénographique

  • Distribution électrique : Eiffage Energie
  • Éclairage : Big Bang
  • Matériel audiovisuel : IEC
  • Agencement : Sequoïa &Vidres Berni
  • Signalétique : Boscher

Production audiovisuelle et interactive

  • Dispositif écran globe
  • Soclage : Aïnu
  • Animations : La station Animation
  • Documentaires : Les films d’ici

Liens

 

Une approche sensible

Parce qu’une visite est une expérience sensible, le musée des Confluences propose, dans le parcours permanent, de toucher des objets authentiques. Choisis pour leur matière ou leur caractère exceptionnel, ces objets rapprochent le visiteur de la collection et de la connaissance en invitant à une expérience personnelle.
Dans l’exposition Origines les visiteurs sont invités à toucher un crâne de rhinocéros, une ammonite ou encore de la poussière d'étoile.

 

 

 

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